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CHRONIQUE - Bien-être

Témoignage – En mon Sein, mon Éveil

Par Marie-Christine MILLET, fondatrice des Retraites de l'Éveil

Publié le 06/08/2025 12:47:03

Les retraites de l'veil

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PROLOGUE – Le murmure de l'éveil

Je croyais avoir traversé mes plus grandes tempêtes. Celles de l'âme. Celles du cœur. Celles du corps. Celles de la vie. Mais il y avait encore un silence que je n'avais pas écouté. Une douleur que je n'avais pas

embrassée. Puis, un jour, ce fut mon sein. Un petit nodule, une alerte. Et très vite, le verdict. Un Cancer.

Je n'ai pas sombré. J'ai écouté.

Car chaque mot de ce diagnostic venait frapper à la porte d’un ancien savoir. Celui de mon corps, celui de mes cellules. Celui que j’enseigne aux autres depuis plus de 10 ans : nous sommes notre propre guérisseur.

Mais cette fois, ce n'était pas une posture. C'était une mise à nu. Une vérité crue, sans filtre, sans espace pour L'évitement. Le temps était venu de mourir à l’ancien pour m’incarner pleinement.

Je ne savais pas encore à quel point ce chemin allait me transformer. J'étais sur le seuil d'une traversée où chaque pas serait une rencontre avec moi-même.


CHAPITRE 1 – L'annonce

Le jour où l'on m'a dit : 

« Marie-Christine, il va falloir retirer votre sein », 

tout s'est arrêté. Le souffle. Le temps. La logique.


Je regardais le médecin en face de moi. Il avait des mots techniques, la voix posée, les gestes professionnels. Mais moi, à l'intérieur, je sentais que l'on venait de m'annoncer la mort d’une partie de mon corps. Et ça

bouscule.  Ce n'était pas de la peur. C'était une forme d'étonnement. Comme si mon corps avait décidé de m'inviter à un nouveau rite de passage. Une alchimie. Un arrêt sacralisé pour renaître autrement.


J'ai beaucoup accompagné de femmes dans leur résilience, leurs burnouts, leurs transitions, leurs quêtes de sens...

Et voilà que j'étais moi-même en face du vide. Pas un vide qui détruit. Un vide qui invite. Un vide qui désarme l'égo, qui met à genoux la performance, qui dépouille les croyances et les masques. Ce vide-là est un seuil. Et j'ai choisi d'y entrer entièrement.


CHAPITRE 2 – La chimiothérapie

Avant même l’opération, j’ai dû traverser une étape que mon corps redoutait plus que tout : la chimiothérapie. Un mot lourd, une réalité encore plus.

Le premier jour, je me suis sentie comme une étrangère à ma propre vie. Le centre d'oncologie, les couloirs stériles, les perfusions, les visages tendus. Un monde à part. Et pourtant, un monde qui allait devenir mon quotidien

pour plusieurs mois. Mon énergie, mes cheveux, ma vitalité : tout semblait vouloir se retirer, petit à petit. 


Mais j’ai tenu. Très peu de nausées, et surtout je me levée chaque matin pour secouer mon corps, marcher, pratiquer le yoga... et j’ai gardé la foi. 

Mais combien de femmes comme moi ne peuvent pas se lever, avec des nausées et des vomissements incessants.

Je me suis appuyée sur mes outils : la respiration, les visualisations, les mantras de guérison, et le mouvement quotidien. J’ai jeûné entre les sessions, pour permettre à mon corps de mieux éliminer les toxines. J’ai médité chaque jour sur le sens de la Vie. Et j’ai été accompagné pour révéler mes blessures profondes et inconscientes.


Je parlais à mes cellules. Je leur disais : 

« On va s’en sortir. Ensemble. Je suis là. Je vous aime. »


Ce traitement, je ne l’ai pas vécu comme une guerre, mais comme un nettoyage sacré, une alchimie où l’on transforme le poison en or. J’y ai vu une alliance entre la science, la conscience et mon âme.

La chimio a abîmé une part de moi. Mais elle en a révélé une autre : ma détermination farouche à vivre. Pas juste survivre. VIVRE, intensément, sans faux-semblant, sans fuite.

Chaque chute de cheveux était un dépouillement. Et chaque matin de fatigue, une opportunité de m’écouter vraiment.

Je suis passée par cette traversée avec force et courage. Et aujourd'hui encore, je bénis ces jours sombres qui ont préparé ma lumière et à incarner qui je suis pleinement.


CHAPITRE 3 – L'ablation

L’opération était programmée. Étonnamment, c’était le jour de la Saint Marie-christine, drôle de synchronicité. Une date inscrite noir sur blanc sur un calendrier qui ne m’appartenait plus tout à fait. Et pourtant, chaque jour m’en rapprochait avec la sensation que le temps, lui aussi, s’inclinait devant l’inévitable. Un miracle peut-être va m’épargner ?!


À l’approche de l’ablation, tout devient plus symbolique. Les gestes simples, comme se regarder dans le miroir, se savonner, choisir un soutien-gorge… prennent une densité presque sacrée. C’est étrange, cette tendresse qu’on

apprend à offrir à une partie de soi qu’on va devoir quitter. Je me suis souvent demandée : pourquoi le sein ? Pourquoi à gauche ?

Pourquoi cette partie-là ? Et j’ai compris. Il fallait que je touche à l’essence même de ce que la société, l’histoire, le regard de l’autre, avaient enfermé sous le mot ”féminité”. Il fallait que je m’en libère.


La veille de l’opération, j’ai pris une douche. Longue. Silencieuce. J’ai posé mes mains sur ma poitrine. J’ai remercié. J’ai pleuré. Pas de peur, pas de colère. Une tristesse pure, nue. Une gratitude aussi. Pour ce que ce sein avait vécu, donné, reçu, supporté. Pour les amours. Pour les blessures invisibles. Pour la mémoire du corps.


Je lui ai parlé :

« Tu peux partir maintenant. Je t’honore. Tu fais partie de mon histoire. Tu es libre. Et moi aussi. »


Au bloc opératoire, il faisait froid. L’équipe était bienveillante. J’avais apporté ma lumière intérieure avec moi. J’ai fermé les yeux. J’ai visualisé un cercle de femmes autour de moi. Des femmes de toutes les époques, de toutes les lignées, qui avaient aussi traversé l’épreuve. Je me suis sentie portée. Comme si mon corps se souvenait que cette blessure pouvait devenir un passage. 


Quand je me suis réveillée, il y avait ce vide. Ce creux. Ce silence dans le corps. Mais il n’y avait pas d’absence. Il y avait… un nouvel espace.

Et tout de suite, j’ai su : cet espace-là, je n’allais pas le cacher. Je n’allais pas le combler. J’allais le laisser exister. Comme un sanctuaire. Comme un seuil vers quelque chose de plus vaste encore : la liberté d’être.

L’ablation n’était pas une perte. C’était un passage. Une renaissance.


CHAPITRE 4 – Le dépouillement

Lorsque je suis rentrée chez moi, le silence m'a envahie. Pas celui des lieux. Mais un silence profond, viscéral, mortel. Celui du corps après le combat. Celui de l'âme après une tempête.

Ce vide dans ma chair n'était pas seulement physique. Il était aussi une brèche ouverte dans mes habitudes, dans mon image, dans ma manière d'être femme. Il m'a fallu des jours pour poser la main sur ce côté gauche et accepter de ne plus ressentir. Mais peu à peu, j’ai compris : je ne m’étais pas réduite. Je m’étais révélée.


J’ai passé des heures à méditer. À respirer dans cet espace vide. J’ai pleuré sans raison, ri de petits riens, observé le monde comme si tout était pour la première fois. Le dépouillement agit ainsi : il ne te vole pas. Il te rend. Je me suis délestée de tout ce que je croyais être : l’image parfaite, la professionnelle irréprochable, la femme au corps lisse et symétrique. J’ai laissé tomber les postures. J’ai découvert la beauté dans la rugosité. La sensualité dans la vulnérabilité. La puissance dans le dépouillement. Je n’étais plus dans le faire. J’étais pleinement dans l’être.


CHAPITRE 5 – Le retour à la vie

Puis vient le moment où le corps, doucement, appelle à la vie.

Pas la vie d’avant. Mais une vie plus lente. Plus consciente. Une vie pleine de

présence.


Je me suis surprise à ressentir de la joie à cueillir une tomate, à sentir l’odeur de la pluie sur la terre, à regarder les ombres bouger sur les murs. A célébrer la vie avec mes ami(e)s. Chaque sensation était une redécouverte. Comme si l’opération m’avait déshabillée de l’automatisme, pour me revêtir de pleine conscience. Je recommençais à marcher, à lire, à parler, à écrire… mais surtout, je recommençais à rêver.


Un matin, en méditation, j’ai entendu cette phrase :

« Ce que tu viens de traverser, d’autres femmes le vivent seules, dans l’ombre. »

Alors j’ai su. Ce chemin n’était pas que pour moi. Il était là pour nourrir ma mission, pour enrichir mes Retraites de l’Éveil, pour tendre la main à toutes celles et ceux qui, comme moi, avaient traversé l’impensable.


CHAPITRE 6 – Ma mission réincarnée

Je n’avais pas seulement guéri. J’avais muté.

Les Retraites de l’Éveil, que j’avais fondée bien avant la maladie, ont pris une autre dimension. Elles ne sont plus seulement des espaces de transformation personnelle. Elles sont devenues des sanctuaires pour les femmes et hommes en reconstruction. Chaque méditation, chaque atelier, chaque cercle de parole a été revu à la lumière de mon expérience. J’ai intégré la douceur du soin, l’autorité du vécu, la sagesse du dépouillement.

Ma posture a changé. Je ne suis plus la guide au-dessus. Je suis la sœur à côté. Je me tiens aujourd’hui avec plus de vérité. Je n’ai plus besoin d’être parfaite. J’ai seulement besoin d’être là, pleinement, au service. Chaque cicatrice que je porte devient un passage que je tiens ouvert pour les autres.


Et je le dis :

« Ce que j’ai perdu en chair, je l’ai gagné en vérité. »


CHAPITRE 7 – Une invitation sacrée

Toi qui lis ces lignes.

Toi qui as mal.

Toi qui te caches.

Toi qui doutes de ta beauté, de ta valeur, de ta

capacité à te relever.

Je veux te dire : 

tu n’es pas seule. 


Je ne te promets pas des réponses. Mais je t’offre un espace. Un cadre sécure. Un silence bienveillant. Une retraite où tu pourras enfin poser ton fardeau. Pleurer sans jugement. Parler sans qu’on te coupe. Te reposer sans culpabiliser.

Dans mes retraites, il n’y a pas de masque. Il n’y a pas de rôle à jouer. Il y a seulement toi. Ton corps. Ton rythme. Ton souffle. Et au milieu de tout ça : une communauté de femmes et d’hommes. Vrai(e)s. Brutes. Magnifiques. Tu n’as rien à prouver. Tu as juste à venir. Je t’y attendrai.


ÉPILOGUE – La trace

Aujourd’hui, je marche avec une cicatrice sur le corps, comme une amazone. Elle n’est ni honteuse, ni cachée. Elle est là, visible, palpable. Elle raconte une histoire. La mienne. Peut-être la tienne aussi. Il m’arrive encore d’avoir peur. D’avoir mal. D’être fatiguée. Mais je ne me fuis plus. Je ne me juge plus. Je me tiens là, avec amour. 


Chaque jour, je choisis de transformer cette trace en direction. Cette absence en présence. Ce manque en offrande. Car au fond, ce n’est pas la maladie qui m’a changée. C’est l’amour que j’ai mis à me relever et à avancer dans le mouvement de la vie.


Et si tu en es là, toi aussi, au bord de ton effondrement ou dans l’après de ta reconstruction… Sache que ta trace peut devenir chemin. Et que je suis là, pour t’y accompagner.


Avec tendresse, avec foi, avec le feu sacré.

Marie-Christine MILLET


? Et si toi aussi, tu faisais une pause ?

Une vraie. Une qui soigne. Une qui t’aligne.


Les Retraites de l’Éveil à Shanaya ne sont pas des séjours.

Ce sont des espaces sacrés où l’on vient déposer ce qui pèse,

se retrouver dans un silence doux,

et sentir, enfin, que l’on a le droit d’exister… même brisée.


? Si cette chronique t’a touchée,

alors peut-être que ton âme te murmure déjà :


« C’est à ton tour, maintenant. »


? Découvre les Retraites de l’Éveil à Shanaya

et offre à ton corps, ton cœur, ton esprit

un véritable chemin de retour à toi.


? Accéder à la retraite

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Chronique Les retraites de l'veil

Bien-être

par Nicolas